Expertise multi-conventionnelle
Nous ne cherchons pas votre convention collective. Nous la connaissons.
Un bulletin juste, ce n’est pas un calcul juste : c’est le bon texte appliqué au bon salarié. Chaque branche a ses équivalences, ses primes obligatoires, ses seuils à contrôler. Nos gestionnaires paramètrent, contrôlent et mettent à jour convention par convention.
Une équipe 100 % paie & droit social, basée en Gironde.

Réponse garantie sous 48h
Ce que la convention change réellement
Trois endroits où une branche fait dérailler un bulletin
La convention collective applicable se détermine par l’activité principale réellement exercée (art. L. 2261-2 du Code du travail), le code APE n’en est qu’un indice. Son intitulé doit figurer sur le bulletin (art. R. 3243-1) et son IDCC être déclaré au niveau du contrat en DSN.
- Le décompte du temps
Équivalences, temps de service, chambres de veille, amplitudes, forfaits jours à seuils de rémunération : plusieurs branches ne comptent ni ne paient les heures comme le droit commun.
- La structure du salaire
Point conventionnel, coefficient, minimum annualisé, enveloppe collective à répartir, congés payés servis par une caisse de branche : le minimum à contrôler n’est presque jamais le salaire de base.
- Les entrées et les sorties
Transfert conventionnel de contrats, reprise d’ancienneté minimale, indemnités de licenciement à double barème, extras et CDD d’usage : c’est là que se concentre le risque prud’homal.
Les branches que nous traitons
Huit familles conventionnelles, et leurs pièges
Pour chacune, les points que nous contrôlons systématiquement. La page dédiée détaille le paramétrage, les mentions obligatoires et les rappels les plus fréquents.
Hôtellerie & restauration
IDCC 1979
CCN des hôtels, cafés, restaurants, à ne pas confondre avec la restauration rapide (1501) ni la restauration collective (1266)
39 h conventionnelles, majorations par tranches.
Les taux de majoration des premières heures supplémentaires sont dérogatoires : le paramétrage légal par défaut surpaie ou sous-paie.
Nourriture évaluée en minimum garanti.
Régime propre au secteur, distinct du barème d’avantage en nature de droit commun — avec suivi des repas réellement fournis, salarié par salarié.
Aucune majoration conventionnelle du dimanche.
Erreur de paramétrage classique, dans les deux sens, à arbitrer avec les usages et accords d’entreprise.
Bâtiment & travaux publics
7 IDCC · BTP
Bâtiment : ouvriers jusqu’à 10 salariés (1596) et plus de 10 salariés (1597), ETAM (2609), cadres (2420) Travaux publics : ouvriers (1702), ETAM (2614), cadres (3212)
Les congés payés ne passent pas par vous.
L’affiliation à une caisse CIBTP est obligatoire : c’est elle qui verse l’indemnité de congés et la prime de vacances. En contrepartie, plusieurs bases de cotisations sont majorées, et le bulletin ne ressemble à aucun autre.
Le chômage-intempéries.
L’indemnité n’est pas un salaire et échappe aux cotisations — mais elle entre dans la base congés déclarée à la caisse. C’est l’un des paramétrages les plus souvent faux.
Petits déplacements en zones concentriques.
Trajet, transport et repas doivent figurer en lignes distinctes au bulletin, avec des barèmes négociés région par région et révisés chaque année.
La déduction forfaitaire spécifique s'éteint.
Le taux baisse chaque 1er janvier jusqu’à disparaître : à reparamétrer tous les ans, à réexpliquer au salarié, et à anticiper côté trésorerie.
Bâtiment et TP ne se paramètrent pas à l'identique.
Prime d’ancienneté conventionnelle, primes pour travaux dangereux et insalubres : elles existent côté travaux publics et n’ont pas d’équivalent national en bâtiment. Transposer l’un sur l’autre est l’erreur la plus fréquente sur les dossiers mixtes.
Bureaux d'études & conseil
IDCC 1486
CCN Syntec — bureaux d’études techniques, cabinets d’ingénieurs-conseils et sociétés de conseils
Trois modalités de temps de travail.
Modalité 2 et forfait jours ne sont valables que si la rémunération annuelle atteint un pourcentage du minimum conventionnel — un contrôle à refaire chaque année, salarié par salarié.
Prime de vacances.
Ce n’est pas une prime individuelle mais une enveloppe collective assise sur la masse des indemnités de congés payés, avec des règles de substitution précises.
Minima annualisés.
Le respect du minimum s’apprécie sur l’année, avec un plancher mensuel — et une régularisation due en cas de départ en cours d’année.
Propreté
IDCC 3043
CCN des entreprises de propreté et services associés
Le transfert conventionnel de contrats.
À chaque changement de prestataire, l’entreprise entrante reprend les salariés éligibles sous conditions cumulatives (temps passé sur le marché, ancienneté d’affectation, nature du contrat, absences).
Prime d'expérience à paliers.
Assise sur le minimum hiérarchique, proratisée au temps partiel et aux absences, fondée sur une ancienneté de branche — donc portable d’un employeur à l’autre.
Dimanche à deux vitesses.
Le taux diffère selon que l’heure était planifiée ou exceptionnelle : la paie dépend directement de la fiabilité des plannings de site.
Boulangerie & pâtisserie
IDCC 843
CCN de la boulangerie-pâtisserie (entreprises artisanales)
Des grilles de salaires géolocalisées.
Grille nationale, grille Île-de-france, accords départementaux : le paramétrage dépend de l’implantation de l’établissement, pas seulement de l’IDCC.
Six jours de congés supplémentaires à règle propre.
Ils ne s’indemnisent ni au dixième ni au maintien de salaire, mais selon le pourcentage des bruts de l’année civile précédente.
Majoration de nuit et repos compensateur
La plage majorée et la plage définissant le travailleur de nuit ne se superposent pas, et un seuil annuel d’heures ouvre un repos supplémentaire.
Médico-social & santé
IDCC 29 413 2941 2264
CCN 51 (DEHAP), CNN 66 (Nexem), branche de l’aide à domicile (BAD), hospitalisation privée
Deux conventions majeures non étendues.
Les CNN 51 ET 66 ne s’imposent qu’aux employeurs adhérents : le rattachement ne se déduit pas du code APE et doit être qualifié dossier par dossier.
L'agrément ministériel avant l'application.
Dans le secteur non lucratif, un avenant salaires n’est opposable qu’après agrément, d’où des rappels rétroactifs à anticiper en trésorerie et en DSN.
Équivalences et sujétions.
Surveillance nocturne en chambre de veille, astreintes converties en temps de travail, indemnités exprimées en points : le brut ne se lit pas dans le contrat.
Transport & logistique
IDCC 16
CCN des transports routiers et activités auxiliaires du transport — marchandises, voyageurs, déménagement, sanitaire, logistique
Le temps de service, pas le temps de travail.
Conduite, travaux annexes et temps à disposition se décomptent sur le chronotachygraphe, avec des seuils de majoration propres à la branche.
Des mentions obligatoires en plus au bulletin.
Temps de conduite, autres temps, temps de service récapitulé et repos récupérateurs doivent figurer au bulletin ou sur un relevé mensuel d’activité.
Frais de déplacement à déclenchement horaire.
Repas, casse-croûte, grand déplacement : le droit naît d’une plage horaire objective, et l’exonération suit les limites URSSAF, pas le barème conventionnel.
Assurance & courtage
IDCC 1672 · 2335 · 2247
Sociétés d’assurances, personnel des agences générales, entreprises de courtage — et conventions dédiées aux commerciaux
Plusieurs IDCC dans la même société.
Gestionnaire, inspection et commerciaux peuvent relever de conventions différentes : l’IDCC se pilote au niveau du contrat en DSN, pas de l’entreprise.
Des minima annuels, pas mensuels.
RMA et salaires minima annuels se contrôlent en fin d’année, avec des assiettes d’inclusion et d’exclusion différentes d’une convention à l’autre.
Des dates d'effet décalées.
Les barèmes ne prennent pas effet à la même date selon la branche — un calendrier de régularisation à tenir, sous peine de rappels.
Votre convention n'est pas dans cette liste ?
Toutes les autres branches
Commerce de détail, services à la personne, industrie, négoce, professions libérales, associations… Nous reprenons aussi des dossiers relevant de branches que nous ne traitons pas tous les jours — avec une méthode, pas une improvisation.
Ce qui compte, c’est la méthode : qualifier le champ d’application, isoler les stipulations qui touchent la paie, les traduire en paramétrage testé.
Nous partons de vos contrats, de vos bulletins existants et de votre activité réelle — pas d’une déclaration de code APE.
Si nous relevons une irrégularité sur l’existant, nous vous la signalons avant de reprendre le dossier, pas six mois après.
Veille conventionnelle permanente
Un avenant ne doit jamais vous surprendre
Notre équipe suit les publications de branche et les arrêtés d’extension. Chaque évolution est intégrée dans le paramétrage avant qu’elle ne produise ses effets sur vos bulletins.
1
Suivi des publications
Avenants salaires, accords de branche, arrêtés d’extension et d’agrément : nous suivons les textes qui concernent vos conventions, pas une newsletter généraliste.
2
Qualification de l'impact
Un texte signé n’est pas un texte applicable. Nous vérifions l’extension, l’agrément le cas échéant, la date d’effet et la rétroactivité éventuelle avant d’agir.
3
Mise à jour du paramétrage
Grilles, taux, seuils, rubriques et compteurs sont mis à jour dans le logiciel, puis testés sur vos dossiers réels avant la clôture de la paie.
4
Information écrite
Vous recevez un point clair : ce qui change, pour quels salariés, à partir de quelle paie, et ce que cela représente sur votre masse salariale.
Vous avez un doute ?
Beaucoup d'entreprises appliquent la mauvaise convention sans le savoir
Le code APE attribué par l’INSEE a une fonction statistique. La convention applicable, elle, dépend de l’activité principale réellement exercée. L’écart entre les deux se paie en rappels de salaire, en régularisations de cotisations et, parfois, en contentieux.
- Votre activité a évolué depuis l'immatriculation
- Vous appliquez la convention « héritée » du cabinet précédent
- Vous avez plusieurs activités et aucun arbitrage écrit
- Vos bulletins mentionnent une convention, vos contrats une autre
Le diagnostic conventionnel
Gratuit, sans engagement, réalisé par un gestionnaire — pas par un formulaire automatique.
- Analyse de votre activité principale réelle et de vos établissements
- Contrôle de cohérence entre contrats, bulletins et déclarations DSN
- Identification des stipulations de branche non appliquées ou mal appliquées
- Chiffrage de l'écart et proposition de régularisation priorisée
Questions fréquentes
Ce que l'on nous demande le plus souvent
La règle est posée par l’article L. 2261-2 du Code du travail : la convention applicable est celle dont relève l’activité principale exercée par l’employeur. Le code APE/NAF attribué par l’INSEE a une fonction statistique et ne constitue qu’un indice — il ne détermine pas juridiquement la convention. En cas de pluralité d’activités, on regarde l’effectif pour une activité industrielle et le chiffre d’affaires pour une activité commerciale. C’est précisément le travail que nous faisons avant toute reprise de dossier.
Oui. L’article R. 3243-1 du Code du travail impose de mentionner l’intitulé de la convention collective de branche applicable au salarié ou, à défaut, la référence au Code du travail pour la durée des congés payés et les délais de préavis. En parallèle, le code IDCC doit être déclaré en DSN au niveau du contrat de travail — ce qui permet, dans une même entreprise, de porter des IDCC différents selon les salariés lorsque la situation le justifie.
Pas automatiquement. Un accord de branche étendu par arrêté ministériel s’impose à toutes les entreprises comprises dans son champ d’application. Un accord non étendu, lui, ne s’impose qu’aux entreprises signataires ou adhérentes d’une organisation patronale signataire. C’est un point déterminant dans le médico-social non lucratif et sur certains régimes de prévoyance de branche, où le rattachement dépend de l’adhésion et non de l’activité.
Cela dépend de la matière. Depuis les ordonnances du 22 septembre 2017, le Code du travail distingue trois blocs : sur treize matières dites du « bloc 1 » (salaires minima hiérarchiques, classifications, période d’essai, garanties collectives complémentaires…), la branche prévaut sauf garanties au moins équivalentes ; sur quatre matières, la branche peut verrouiller ; sur toutes les autres, l’accord d’entreprise prime. Ce raisonnement doit être fait avant d’appliquer un texte, pas après.
Un changement de rattachement conventionnel n’est jamais neutre : il touche les classifications, les minima, les primes conventionnelles, l’ancienneté reprise, la prévoyance et parfois le temps de travail. Nous procédons par comparaison ligne à ligne avant bascule, nous identifions les avantages à maintenir ou à négocier, et nous documentons l’arbitrage par écrit — c’est ce document qui vous protège en cas de contrôle ou de contentieux.
Oui. Les huit familles présentées ici sont celles que notre équipe traite au quotidien, avec le recul et les automatismes que cela donne. Pour toute autre branche, nous menons un audit conventionnel préalable : qualification du champ d’application, lecture des stipulations ayant un effet sur la paie, traduction en paramétrage et test sur vos dossiers réels avant la première paie.
Passons à l'action
Parlons de votre convention, pas de nos formules
Un premier échange avec un gestionnaire de paie qui connaît votre branche. Nous regardons vos bulletins actuels, nous vous disons ce qui va et ce qui ne va pas. Sans engagement.
À l’issue du premier rendez-vous, vous recevez systématiquement :
- La confirmation ou non de votre rattachement conventionnel
- Les points de non-conformité relevés sur vos bulletins actuels
- Une proposition calibrée sur votre effectif et votre branche
Sources
Les règles citées sur cette page proviennent exclusivement de sources officielles : conventions collectives et accords de branche publiés sur Légifrance, fiches du Code du travail numérique édité par le ministère du Travail, Bulletin officiel de la Sécurité sociale et documentation URSSAF. Les taux, barèmes et montants conventionnels évoluent par avenants : ils sont volontairement non chiffrés ici et vérifiés dossier par dossier au moment du paramétrage.